Think tank futur numérique

Pour la 1re année, le think tank Futur numérique de l’IMT, soutenu par la Fondation Mines-Télécom, est classé parmi les meilleurs think tank internationaux dans le domaine des sciences et technologies. Ce classement réalisé par l’Université de Pennsylvanie place à la 17e position le programme de l’Institut, seul think tank français représenté dans ce domaine. Rencontre avec Francis Jutand (aujourd’hui directeur général adjoint de l’IMT) qui l’a créé en 2009.

Francis Jutand, directeur général adjoint de l'IMT

Francis Jutand, directeur général adjoint de l’IMT

Quelle vocation a le think tank Futur numérique ?

Futur Numérique a pour rôle d’éclairer les avenirs possibles dans une période de métamorphose de notre société, enclenchée par la rupture numérique. C’est un think tank d’exploration de l’impact des transformations en cours dans tous les domaines de l’économie, de la société, des entreprises, de la vie privée et du comportement humain, mais aussi de l’industrie, de la ville, de la santé et de la co-évolution entre l’humain et le numérique.

La prospective permet à la fois de se projeter loin en avant, au-delà des tendances, mais aussi de regarder le présent au filtre du futur et mieux déceler les évolutions en germe.

Il s’appuie dans son travail sur les chercheurs de l’IMT et d’autres organismes de recherche, sur les entreprises partenaires de la Fondation Mines-Télécom, sur des experts prospectivistes ou intéressés par l’évolution de la société.

Quelles sont concrètement  ses actions ?

Ces actions se situent à deux niveaux. D’une part une travail de fond, diffus, d’écoute et d’échanges d’une équipe restreinte mais ramifiée, dont le fruit a été l’ouvrage collectif « La métamorphose numérique », et d’autre part un programme structuré avec les partenaires de la Fondation Mines-Télécom pour la Société numérique. Ces partenaires soutiennent non seulement financièrement le travail, mais aussi contribue aux différents programmes en apportant une compétence de terrain sur les réflexions sur l’avenir.

En moyenne, nous travaillons en parallèle sur trois thèmes, au travers d’ateliers d’analyse et de contribution, qui donnent lieu à la rédaction d’un cahier de prospective suivi d’un colloque permettant de diffuser les résultats des travaux et des confronter à d’autres acteurs.

Par exemple un cycle de quatre ans a été mené sur la transformation numérique des entreprise, un autre portes sur les business model du numérique, un autre sur la thématique de la confiance et de la vie privée.

Que représente son référencement par l’Université de Pennsylvanie ?

Ce référencement est un encouragement à poursuivre et développer le travail du think tank en continuant d’élargir sa zone d’audience et d’interaction internationale comme nous l’avons fait dans les colloques sur la « privacy » ou le « leadership numérique dans l’entreprise ».